Locomotive SACM

Caractéristiques

Constructeur : Société Alsacienne de Construction Mécaniques (SACM)

État : A restaurer

Année de construction : 1924

Poids (à vide – en charge) : 22 tonnes – 27,85 tonnes

Puissance : 380 chevaux

Dimensions (Longueur-Emp/Entra-Largeur-Hauteur) : 8,30 m-2,45m/4,15 m-2,31 m-3,40 m

Classée Monument Historique en 2002

 

Histoire :

La locomotive 130 T n°13 est issue d’une série de deux unités construites en 1924 par la SACM sous le numéro de constructeur 7381 et est livrée neuve au titre des dommages de guerre au chemin de fer Berck-plage à Paris-plage où elle portera le numéro 3.
Sa sœur, la numéro 4, a été vendue dès 1925 aux établissements Poliet et Chausson à Beffes (Cher). Elles sont identiques aux locomotives 11 et 17 des chemins de fer départementaux du Tarn de 1904.
Elle est louée à Messieurs Albert et Félix LEROY en février 1926 pour remorquer des trains dans leurs carrières à Engoudsent

En août 1927 elle est de retour sur le Berck-plage à Paris-plage, suite à une pénurie de matériel roulant et sera définitivement vendue à Messieurs Albert et Félix LEROY en 1931 suite à la fermeture de la ligne.

En 1940, elle est vendue à la sucrerie de la Lacque à Trézenne où elle sera endommagée par un bombardement. 
En 1942, elle est vendue à la compagnie des voies ferrées d’intérêt local pour la ligne Anvin à Calais, où elle est remise en état et portera le numéro 13. 
A la fermeture partielle de l’Anvin-Calais, elle est mutée en 1947 sur le Noyon-Guiscard-Lassigny.

A la fermeture de cette ligne elle est mutée en août 1957 sur le Saint-Just-en-Chaussée à Crèvecœur-le-Grand. 
En 1961, à la fermeture du réseau, elle est rachetée par le Fédération des Amis des Chemins de Fer Secondaires. Cette machine vient de subir une révision générale et est en parfait état de
 fonctionnement.

Elle est stockée à Jouy-le-Châtel en Seine-et-Marne sur le reste de ce réseau qui fonctionne encore lors des campagnes betteravières. Elle sera même proposée à la sucrerie de Nangis pour tracter les trains de betteraves et un allumage d’essai aura lieu. Des problèmes dus à la hauteur d’attelage, incompatible avec le restant du matériel, empêcheront cette utilisation. Elle sera garée, malheureusement non vidangée, et sa chaudière gèlera suite à une importante vague de froid.

A la cessation de l’exploitation ferroviaire à Nangis en 1966, elle est expédiée à Verneuil (Marne) dans l’ancienne gare des Chemins de Fer de la banlieue de Reims pour la création d’un musée sur la voie métrique pendant la grande guerre. Le projet échouera et elle sera vendue à un particulier qui la confiera en 1990 au MTVS, où elle est remise en état de présentation.

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